En hommage à Daniel Derrien

Hommage à Daniel Derrien prononcé au nom du CS Villefranche rugby le 24 décembre 2016

Daniel,

Nous sommes tous réunis, très nombreux, ce matin autour de toi pour ta dernière rencontre.

Tu es entouré par Nathalie, tes enfants, ton frère, tes proches.

Et puis il y a toute ta deuxième famille, celle du CSV, en très grand nombre. Franck m’a demandé de dire un mot au nom de la grande famille du CSV, j’ai accepté tout de suite tellement tu as été une poutre maitresse, un joueur emblématique de ce club pendant de longues années.

Avec la famille du CSV tu as été immédiatement rassurant, lors de ton arrivée les dirigeants de l’époque ont dit, avec Daniel on va pouvoir voyager tranquille. Tu leur as donné raison puisqu’avec toi le CSV a gravi les échelons, deuxième division en 1977 et accession en première division en 1983.

Avec le CSV, tu nous as tous sécurisés. Lors de mon premier match en équipe première au Creusot, la grande équipe du Creusot, en 1983, tu as dit sur la premier mêlée, d’une voix forte et ferme, « on ne touche pas au gamin » et on n’a pas touché au gamin. Ce mot tu l’as prononcé souvent pour les joueurs qui faisaient leur baptême en équipe première.

Avec ta deuxième famille, tu as été bienveillant, tu as souhaité t’occuper des jeunes et nous avons eu le plaisir de te voir autour des terrains avec notamment Claude Sardot, que tu venais épauler pour l’entrainement des minimes et tu assistais à nos célèbres France Roumanie du Mercredi.

Avec la famille du CSV tu as été généreux, accueillant, disponible, combien de générations de joueurs as-tu accueillies dans ton cabinet de kiné le lundi matin pour soigner les blessures du dimanche, ou même juste pour avoir un mot de réconfort du grand frère que tu as été pour tous ?

Au CSV tu as confié tes enfants, tes garçons qui ont été licenciés et qui le sont encore aujourd’hui. Sous ton regard paternel plein de compréhension, ils t’ont apporté beaucoup de joie et de satisfaction.

Avec le CSV, tu as gardé ton esprit étudiant et tu as entrainé beaucoup de monde dans des très grands troisièmes mi-temps. Beaucoup se souviennent de ce jour de janvier 1982 ou tu as défilé rue Nationale en conscrit et tu es arrivé au stade Armand Chouffet en smoking, tu as fait ton match puis tu es retourné au banquet de ta classe. La grande classe…

Daniel, tu as perdu la dernière partie, comme nous tous, un jour, on la perdra. Mais tu t’es battu comme un lion, comme un fauve, avec panache et pudeur contre la maladie, comme un grand et noble rugbyman.

Et puis, un jour, nous tous va te rejoindre pour la troisième mi-temps, celle de l’amitié, de la générosité et de la fraternité et des chansons, tu peux déjà la commencer

Au revoir Daniel et à bientôt

Frédéric Miguet 

President CSV

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