Franck Kaninka retourne sous le soleil de Montpellier

 

Une page de l'histoire du CSV va se tourner avec le départ de Franck Kaninka, un de nos membres emblématiques de ces dernières années. Petit hommage au passage de ce Parisien en terre beaujolaise.

 

Il a le rugby dans le sang ! Et pourtant, c'est à 13 ans que Franck Kaninka a porté ses premiers crampons, après avoir fait du karaté et de la boxe. "Je voulais me battre avec plus de monde, lance-t-il avec humour. Plus sérieusement, j'avais envie de passer d'un sport individuel à un sport de copains. La première année j'ai continué la boxe en même temps, mais je me suis ensuite consacré qu'au rugby". C'est à Puteaux, en Ile-de-France que ce Parisien d'origine a plongé dans la mêlée, en troisième ligne, avant de prendre le chemin de Béziers et de sa section sport études. "Là-bas j'ai rencontré Katia, la femme de ma vie, à l'internat du lycée Jean-Moulin, on s'est ensuite installés ensemble en 1998". Après Reichel et trois années en seniors, c'est à Nice que Franck et Katia ont posé leurs valises pendant un an avant de partir pour Arras. Trois ans plus tard et l'échec de la montée en Pro D2, il a débarqué en terre caladoise avec un autre rugbyman toujours membre du CSV, Xavier Montméat. "Je suis arrivé l'année de la montée en Fédérale 1 en 2002 et notre premier match s'est joué à Arras !" Après une brève escapade de deux ans à Mâcon, il revient au CSV et y achève sa carrière de joueur lors de la saison 2012-2013. "J'avais 40 ans, je n'en pouvais plus, je n'ai jamais vraiment eu de souci mais mon genou commençait à me poser des problèmes". Il s'était promis qu'une fois les crampons raccrochés, il couperait avec le rugby. "On m'a alors demandé de reprendre l'équipe réserve, je ne voulais pas trop au départ, mais il y a eu tellement d'insistance, j'ai dit oui". Au début de la saison 2015-2016, il rejoint Benjamin Boyet pour entraîner l'équipe première. Sur le banc, on ne peut pas dire qu'il aura usé ses survêtements, car c'est toujours debout, au bord du terrain, qu'il a passé les matches, à crier - entre autres - ses consignes, "prenant à témoin" parfois les arbitres. "Non monsieur le délégué, ce n'est pas à l'arbitre que je parlais, c'est à mon capitaine"… Mais Katia et lui s'étaient toujours promis de retourner dans le sud un jour avec leurs trois fils – Matteo, Hugo et Nathan- et ce jour est finalement venu, avec une opportunité professionnelle à saisir. "C'est le bon moment autant pour moi que pour ma famille". Replonger directement dans le rugby : pas l'envie pour l'instant. "Je vais prendre une année tranquille pour qu'on puisse se poser, ensuite j'essaierai de retrouver un collectif pour partager".

Du club Franck retient son ambiance, son côté humain, ses membres mais aussi sa région : "Je voudrais remercier toutes les personnes que j'ai rencontrées grâce au CSV, celles qui sont encore présentes, celles qui ont quitté le club et celles qui nous ont quittés et à qui je pense souvent, pour tout ce qu'elles m'ont apporté". De lui, le CSV retiendra ses valeurs, son engagement, son implication, son humanité et son grand cœur. Franck, Francky, Kyfran, Kif', tu en as porté des surnoms dans nos rangs. Un grand merci de l'ensemble du club pour tout ce que tu nous as appris et transmis pendant toutes ces années ! Villefranche, on en part mais on y revient toujours, alors à très bientôt !

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